Retraités dans la République

AccueilForumArticlesGalerieTéléchargements
Visiteurs: 330087
Aujourd'hui: 66
Se connecter



S'inscrire

Image aléatoire
Mini sondage
Le Site Retraités dans la République est ?












Résultats



En ligne
1 Visiteur, 0 Membre, 0 Modérateur, 0 Administrateur En ligne.

Total: 1
Newsletter


Voir les Archives


Articles - Riposte laïque et Elisabeth BADINTER: "C'est elles qui s'excluent"
Poster commentaire
Extrait de la réaction de Christine Tasin, Lucette Jeanpierre mardi 14 octobre 2008 , aux déclarations radiophoniques d’Elisabeth BADINTER. (RIPOSTE LAIQUE numéro 60)
Transmis par Robert ABBAMONTE

Il est des moments où, malgré la déception, la colère et le ressentiment, on jubile et on se sent réconcilié avec l’humanité.
Pour cela il suffisait d’écouter deux interview radiophoniques qui avaient lieu presque au même instant, vendredi matin 10 octobre, sur deux radios différentes.

D’abord, sur RTL, celle d’Elisabeth Badinter. Quatre minutes de vrai bonheur. Quatre minutes gouleyantes, rassurantes et encourageantes pour tous les défenseurs de la laïcité mais aussi, et surtout, pour tous ceux qui sont soucieux de voir respectées l’intégrité et la dignité féminines.

En effet, interrogée à propos de la décision de la Halde de justifier l’exclusion de femmes portant la burqa de cours de français dans le cadre de l’intégration, Elisabeth Badinter a dit clairement, sans ambiguïté, avec des mots disant son horreur, ce qu’elle pensait de l’uniforme préféré des talibans : "une prison pour les femmes" et un signe de "discrimination féminine", n’hésitant pas, sur une question du journaliste, à affirmer, tranquillement et avec force, que la lutte contre la burqa et la lutte contre le voile c’était la même chose.

Et elle a ajouté deux arguments de choc dont le bon sens est évident : porter le voile, c’est non seulement "un signe terrible d’incivilité, mais aussi d’impolitesse", puisque c’est, forcément, ne pas faire ce qu’exige "le respect minimum de l’autre, à savoir lui montrer son visage" et elle a pris l’exemple des accompagnatrices voilées de sorties scolaires, qui constituent "un exemple inacceptable donné aux enfants", mais c’est aussi refuser l’intégration car "nous avons un devoir, celui d’enseigner à ceux qui viennent vivre dans notre pays non seulement la langue mais aussi ses valeurs".

Comment dire ici notre jubilation quand, à la question faussement naïve du journaliste, s’indignant que l’on exclue ainsi les femmes voilées, Elisabeth Badinter a eu ce cri du cœur, qu’elle a répété avec force : "c’est elles qui s’excluent !", rappelant que nous étions là pour donner à nos enfants le signe de NOS valeurs et que vouloir devenir Français, c’est, obligatoirement, vouloir CES valeurs… parce que l’on ne peut pas avoir rejeté, il y a quelques années, le spectacle des Afghanes voilées, "cette horreur" et "laisser ÇA s’installer en France."

Le "ÇA" employé par Elisabeth Badinter dit tout : c’est ce qui m’est étranger, c’est ce que je ressens comme barbare, c’est ce que je méprise car contraire aux droits de l’homme/femme, c’est ce dont je ne veux pas, c’est ce qui me ramène en-dessous de l’humain. Oui, Elisabeth Badinter, vous avez cent fois raison, nous sommes fiers des luttes menées par nos ancêtres de 1789, par des Louise Michel ou des Simone de Beauvoir ;au nom de quoi cet héritage serait-il un poids et une exclusion ? Par quelle perversion de la pensée en est-on arrivé à pouvoir même poser la question ?

Bien évidemment, cohérente avec ses propos, Elisabeth Badinter réclame l’interdiction de la burqa, en France. Elle ne tombe pas dans le piège du « voile acceptable » et de la « burqa inacceptable », et amalgame les deux tenues.

Merci, Madame Badinter, il est bon d’entendre une intellectuelle parler clairement, sainement, sans langue de bois, des enjeux de "la guerre du voile"….
Christine Tasin et Lucette Jeanpierre
Note: Aucune note
Ecrit par: tavardon, Le: 05/11/09