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Articles - Lettre ouverte à Libé à propos de "PREFON"
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CLAUDE BARRATIER
Beauregard
69380 CHESSY

à Libération




Libé du 5 décembre 2001 présente des propos tenus par Denis KESSLER qui me paraissent difficilement vraisemblables car l’intéressé est supposé connaître le sujet au poste qu’il occupe. Voici le propos que vous lui prêtez : « En France, seuls les fonctionnaires peuvent bénéficier d’un accès individuel à la capitalisation au travers de la PREFON ».
Or, il ne peut pas ignorer les PEE( plans d’Epargne Entreprise) et les PEI (interentreprises) où comme pour les récents PPESV de FABIUS, l’entreprise peut mettre 3 fois la mise du salarié, mise qui échappe à l’impôt et aux cotisations sociales ni le PELT (version retraite du PEE, d’essence long terme), appelé Plan d’Epargne Retraite chez TOTALFINA, où il fait un malheur, 90% des salariés y cotisent. Tous ces plans permettent une sortie en rente à vie, une retraite complémentaire.
D’autres fonds de pension français sont connus : Le FONPEL(fonds de pension des élus locaux, créé en 1993), La CAREL (Caisse de retraite des élus locaux), le COREVA (régime de retraite complémentaire par capitalisation facultatif des exploitants agricoles), les « contrats Madelin (pour les travailleurs non salariés, et non agricoles) sont des fonds de pension.
L’Association française d’Epargne Retraite (AFER) gère 150 milliards d’encours, et les fonctionnaires qui y adhèrent sont plus nombreux que ceux qui vont à la PREFON……

Ce que ne dit pas monsieur KESSLER, c’est que l’on peut adhérer à la PREFON sans être fonctionnaire (conjoints, personnes ayant un jour assuré une vacation payée pour un service public). Il ne dit pas non plus que lorsque le salarié met 1 franc à la PREFON, son employeur n’abonde pas du tout. 10 millions de personnes pourraient cotiser à la PREFON, moins de 500 000 y sont venus. Ce n’est donc pas du tout attractif, et si on l’ouvrait à tous les citoyens (ce que je souhaite), (1) l’effectif des cotisants ne doublerait probablement pas.

Ce que veut monsieur KESSLER au nom de la liberté, c’est interdire désormais aux salariés la retraite par répartition, représentée par les cotisations qui sont un salaire indirect en prise directe sur le PIB. Il veut qu’un gouvernement, pour lui faire plaisir, rende obligatoire des fonds de pension en actions, où le salarié rendrait en quelque sorte son argent à son patron. Bref, il ne veut pas ce que les salariés continuent à vouloir, et minoritaire avec ses confrères du MEDEF, il veut imposer aux salariés ce que ceux ci ne veulent pas. A juste titre, car le système de la cotisation est la seule garantie possible de leur futur pouvoir d’achat de retraité salarié où leurs qualifications d’activité resteront reconnues par la pension versée, un véritable salaire continué.

Je crois que le glissement de 10% en 10 ans de la part du Produit Intérieur Brut, de la masse salariale (salaires et cotisations) vers les profits, ce qui fait que les salariés perdent 940 milliards en 2001, ne lui suffit pas. Représentant des transnationales des assureurs, il veut capter les flux financiers que représentent les pensions qui, transitant par la Sécurité sociale, ne rapportent rien à des actionnaires, et il veut créer parmi les salariés l’insécurité pour leur avenir, afin qu’ils leurs confient leurs économies.

Personne ne peut empêcher personne de rêver de prendre de l’argent qui n’est pas à lui. Mais il appartient aux gouvernants de l’empêcher de le faire, ce qui aujourd’hui marche mieux en France qu’en Italie……..

(1) Depuis la PREFON est ouverte à tous….mais sans abondement patronal, ce qui la rend peu intéressante par rapport à d’autres fonds.
Note: Aucune note
Ecrit par: tavardon, Le: 10/08/09