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Articles - Pour augmenter les impôts locaux
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Economie d’échelle et dépense d’échelle

Ci joint des points de vue sur la décentralisation sans une région qui au temps de MILLION, voulait tout prendre à l’Etat, il s’agissait de faire l’Europe des Régions, et non plus celle des Nations.

En Rhône Alpes j’ai vécu la décentralisation des lycées comme un plus en moyens matériels (constructions, entretien des immeubles) et comme un gaspillage extraordinaire de fonds publics. J'étais Proviseur de lycée et j'avais deux directions : le Recteur qui était mon supérieur hiérarchique dont les services continuaient les enquêtes lourdes : effectifs, orientations prévues (langues, et grands domaines d’Enseignement), la gestion des enseignants et autres personnels, avec les évolutions en dotations postes, les projets pédagogiques accompagnant les grandes réformes.
Mais à la Région il y avait, comme au Ministère, une Direction des lycées, qui me demandait de remplir des imprimés différents de ceux du Rectorat pour la préparation de la rentrée, (un mois de travail pour une secrétaire guidée, comme un mois de travail pour la même secrétaire pour le Rectorat). Au plan pédagogique, pour avoir des subventions, les dossiers à fournir à la Région étaient deux fois plus lourds que ceux que demandait le Recteur. Pour les échanges internationaux, il y avait aussi double travail.
En créant un service de proximité, on a créé des bureaux bis, des lignes téléphoniques bis, des secrétaires bis, et pour justifier l’utilité de cette structure bis, aussi importante que la structure rectorale, on donnait du travail aux échelons au dessous qui manquaient alors de personnels.
Mieux encore : les nouveaux chefs de service de la Région se donnaient (et cela n’a pas changé à ce jour) de l’importance en n’exécutant les décisions prises par les élus qu’après des années de tergiversations, de compléments de dossier (3, 4, 5, 6 ans ! !) il arrivait même que tout soit remis en cause. Epuisant et paralysant.

La structure rectorale a dû grossir aussi car il fallait que les deux structures travaillent sur le même sujet : pour laisser aux deux « têtes » l’égalité de pouvoir, pour valider beaucoup de projets, il fallait la double signature.
Malgré nos demandes d’harmonisation des questionnaires papier ou informatiques pour que le travail fait pour l’un soit utilisable par l’autre, il n’y a pas eu d’évolution, chacun voulant son autonomie.

J’ai vu apparaître la Communauté de Communes : un président, des recrutements de personnels, un siège, beaucoup plus de monde qu’avant pour faire la même chose qu’avant. Chaque Commune a son journal, la communauté sort le sien, faire valoir du Président, et disant la même chose que ce que disent les brochures locales. Encore du gaspillage de fonds publics.

La corporation des élus fonctionne comme une corporation de travailleurs : il faut sans cesse améliorer les revenus, en créant des présidences rétribuées. Par ailleurs, il faut multiplier les réunions de personnes compétentes de chaque commune pour la concertation, et cela aboutit à des frais nouveaux de déplacements, de restauration.
L’argent dépensé ici va manquer pour refaire des murs ou de la voirie.

La décentralisation alourdit actuellement la fiscalité du fait que les services créés ne suppriment pas les services existants, et que le travail est souvent fait deux fois, lorsque des querelles de chefs ne paralysent pas tout.

L’objectif du gouvernement est de transférer le déficit public national qui frôle les 3% vers les régions, départements, communes pour satisfaire les directives européennes et mondiales de la Finance. Mais cela ne règle pas la question !

Dans les entreprises, on concentre, on rassemble, au nom des « économies d’échelle ». Ici on fait la démarche inverse. Pourquoi les méthodes de gestion se tournent elles le dos suivant qu’il s’agit de gérer des flux découlant de la production et des services ou de l’impôt ?

Qui n’a pas remarqué que les impôts locaux augmentent beaucoup plus que les autres, et surtout beaucoup plus que n’augmente le pouvoir d’achat des administrés ?

C BARRATIER, janvier 2001
Note: Aucune note
Ecrit par: tavardon, Le: 13/08/09