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Ecole publique affaiblie, attaquée, le communautarisme menace

Petite guerre sur Internet

Une offensive se développe de la part des ennemis de l’Ecole publique galvanisés par le discours de LATRAN d’un SARKOZY qui a cessé ce jour là d’être un président de la République française, pour tomber dans le caniveau de la promotion de sa caste catholique intégriste en perte de vitesse.

.Jean-Noël Dumont, professeur de philosophie, directeur du Collège Supérieur de Lyon, administrateur de la Fondation pour l’école.(privée) écrit le 26 février 2010 dans Veille-éducation :


« L'école républicaine (française) semble bien impuissante à être un creuset. Loin d'offrir une vision du monde cohérente, elle est le miroir des doutes et des désaccords….On peut au contraire penser que c'est à travers une communauté que se forge un sens du bien commun.... Un enfant qui apprend au sein d'une communauté le sens du service, de la responsabilité et du partage, peut bien hausser ces dispositions vers la cité…… . Au lieu de dénoncer les communautés et de les enfermer dans la désapprobation, un État avisé fait mieux en reconnaissant leurs services, ce qui, en retour, leur permet de ne pas se vivre comme fermées sur elles-mêmes….. »

Ainsi les milliards déversés par les contribuables pour les écoles confessionnelles ne suffiraient pas, l’Etat est ici censé ne pas « reconnaître leurs services ». Faudrait il donc qu’il impose aux familles de mettre leurs enfants dans des écoles confessionnelles comme autrefois, au lieu de reconnaître la valeur de l’Ecole de la République ?

C'est le raisonnement retransmis par monsieur SARKOZY à LATRAN : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Certes, ce discours peut rapporter gros à l’église toujours en quête de plus de subsides. Elle a la prétention d'être capable assurer un service communautaire catholique généralisé et prétendument d'intérêt général.

Mais qu’a donc jusqu’ici rapporté ce communautarisme aux peuples ?
Il produit ses effets de guerre civile permanente au Liban, au Pakistan, en Inde, en Irlande, aux Balkans, au Nigeria…Même entre coreligionnaires, les communautés s’entretuent en Irak, les sunnites et les chiites par exemple. Historiquement, le peuple hébreu s’est séparé dans l’histoire entre de multiples communautés qui se sont différenciées (juifs, chrétiens, musulmans, etc), puis combattues. Les différenciations ont continué, aboutissant à des génocides comme l’anéantissement des cathares, les millions d’assassinats de la saint Barthélemy, le génocide cévenol pour réduire les huguenots. L’Eglise polonaise est elle innocente du génocide juif par les nazis qui portaient sur leur ceinturon la proclamation « Dieu est avec nous » ??

Le communautarisme peut rapporter de l’argent aux chefs religieux, mais ensuite il génère plus souvent le terrorisme, la guerre civile, la croisade assassine et coloniale….

La République nous protège en France de cette barbarie, même si les communautaristes catholiques et musulmans tentent de nous imposer insidieusement leur loi.

La République et ses lois est un problème pour les promoteurs de la généralisation de l’école confessionnelle, qui n'entendant pas s'en tenir à ses lois.
Je suis personnellement apostrophé par Veille -éducation (site national pour l’école catholique) qui pointe un calcul légal du forfait communal mis en place dans ma commune. Voici le lien :

http://veille-education.org/post/2009/04/01/Forfait-communal-des-conseils-contre-la-liberte-scolaire

Je cite : « Sur AgoraVox, Claude Barattier - rédacteur à Riposte Laïque se pourfend d'un article intitulé " diminuer le surcoût du financement de l’école privée communale en appliquant la loi" entend donner toutes les recettes pour faire baisser la participation des communes dans la scolarisation de ses résidents dans les écoles privées...Encore une fois il semble que la liberté scolaire ne soit plus un droit en France et que les citoyens qui souhaitent user de cette liberté doivent payer deux fois l'école.. ».

C’est culotté quand on sait que la plupart du temps, les places pour tous les enfants existent à l’école publique et que le contribuable doit payer en plus le forfait communal pour les enfants de la commune qui vont à l’école privée.

Voici le lien de l’article incriminé : http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=32

Mieux encore, Veille éducation (qui surveille apparemment mes publications), a posé une question le 19 février 2010 : "Qui peut répondre à Claude BARRATIER?"

Et n’a reçu, plus d’un mois après, aucune réponse à sa question :

Personne n’a donc pu riposter à une démonstration qui annihile les prétentions de l’école catholique d’exercer une quelconque « mission de service public » et d’avoir droit à une « parité » de financement. Voici la démonstration, reproduite d'ailleurs loyalement par Veille-Education :

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=141

Derrière ces gesticulations, ce que veut l’école catholique, c’est à nos frais des enseignants(remplacés, eux, par les Rectorats, et avec des personnels formés réservés), des salle de classe assez nombreuses pour que les enfants ne changent pas de salle (les Régions et les Conseils généraux les subventionnent en général au-delà de ce qu’elles ont le droit de faire), des effectifs réduits par rapport au public (Chez eux on ne supprime pas une classe à petit effectif, l’Etat continue à payer l’enseignant).

Puis, ces avantages en place, l’école catholique fait sa publicité contre l’école publique.
Bref, une question de fric et d’hégémonie à reconquérir.

Claude BARRATIER

tavardon Le: 11/04/10