Retraités dans la République

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Contre la République,les offensives cléricales et la dérive scolaire

Contre la République, le durcissement des pressions politico religieuses et la dérive scolaire.


Les intégristes monothéistes ne cachent à personne leur détestation de la démocratie, leur volonté de remplacer les enseignements scientifiques par la transmission de vérités prétendument révélées (La Terre aurait moins de 10 000 ans, l’évolution des êtres vivants serait une imposture pour ces « créationnistes »), et la justice des hommes par une justice divine via un dirigeant de droit divin. Monsieur SARKOZY voulait mettre fin à la séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaires en supprimant les juges. D’autres ignorants veulent que la « charia » s’impose à tous les citoyens et que la loi prenne en compte une règle interne aux religions qui serait le délit de blasphème. Un membre d'une quelconque superstition pourrait critiquer une philosophie athée, mais un athée ne pourrait pas critiquer une philosophie religieuse. Le vocabulaire que j’emploie ici montre qu’au cléricalisme le devoir impose de répondre par l’anticléricalisme.

Se dresser contre ce nouveau cléricalisme provoque de vifs débats, comme ici, sur Agoravox

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/contre-la-republique-le-retour-en-81872

Les traités de l’union européenne ont imposé que des représentants religieux soient consultés officiellement dans un partenariat pouvoirs législatifs, exécutifs, judiciaires/religions. Pas toutes, celles qu’on choisit de nommer sectes n’ont pas accès à ce partenariat. La première à se manifester pour obtenir l’application des traités sur ce point est la religion catholique par la voix de leur patron du Vatican. Le drapeau européen a retenu le bleu marial et les douze étoiles représentant les « apôtres » du christianisme comme si les habitants de ces régions n’existaient que depuis 2000 ans…Cléricalisme sous marin…Pas de publicité, on avance masqués !

Pour les Français, leur constitution laïque et leur loi de séparation de l’église et de l’Etat (1905) sont fragilisées : il va falloir demain se mettre en conformité…..

Il est utile de connaître le texte de la loi de séparation de 1905

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000508749&fastPos=1&fastReqId=1147603083&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte


Elle subit, cette loi, des entorses, une dérive scolaire organisée a préparé le terrain.


Les politiques ont produit insidieusement une double contre révolution : le recul de la République par le minage de son pilier « Laïcité » constitutionnelle, et le développement du financement de plus en plus grand de religions par l’état.

La Présidence sarkozienne de la République ne définit plus la laïcité comme la séparation des églises et de l’état (loi de 1905), chacun étant maître chez lui, mais comme la prise en compte par l’état de toutes les religions à égalité…avec même dans le discours de LATRAN une surprenante préférence pour le curé par rapport à l’instituteur pour éduquer les élèves des écoles publiques : Surprenante dans le contexte de l’omerta sur des centaines de milliers de viols ecclésiastiques commis par une large fange de ces éducateurs pédophiles obsédés.

La question scolaire n’est que la partie visible de l’iceberg qui est en train de couler la République .
L’encouragement de l’Etat dans la promotion d’enseignements sectaires et très peu portés sur les Lumières a déjà produit des effets dans la société civile.

Les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée expriment majoritairement une prétendue supériorité de leur communauté: pas question de se mélanger ! C’est en même temps l’expression d’une fragilité, car on a peur de l’esprit critique, on a peur de la vérité scientifique, du pluralisme des opinions. Peur de l’autre. C’est l’actualité. Ce qui vient de se remettre en marche, c’est bien la xénophobie, l’intolérance religieuse, la volonté d’imposer sa croyance à tous : ostentation du voile islamique en plein essor, fast food d’état via la Caisse des Dépôts et consignations ne proposant ses plats qu’ « hallal », menaces de mort à tous ceux qui critiquent des textes prétendus sacrés.
Ces cléricalismes antagonistes se fortifient les uns contre les autres. Les catholiques veulent imposer la croyance à nos racines chrétiennes, gommant toute la richesse des cultures et traditions antérieures. Leur chef en visite au Royaume uni se plaint que des fêtes du solstice d’hiver ne portent plus le nom de Noël, les catholiques avaient tenté d’effacer le fondement de ces fêtes qui était depuis des millénaires le retour du soleil, en décidant que leur prétendu dieu Jésus, qui pendant des siècles naissait au printemps, naissait désormais le 24 décembre.

[color=red]La montée intégriste musulmane est aussi une réponse à la montée du cléricalisme catholique
qui, lui-même, en réaction se montre de plus en plus intransigeant dans ce que nos lois ne devraient plus accepter si elles lui obéissaient ; la bien normale homosexualité pour ceux à qui elle plaît, la liberté des femmes à disposer de leur corps, l’avortement thérapeutique…

Cette émulation à se faire reconnaître est motivée par l'argent, car au plan européen comme au plan local, les religions reconnues pour la concertation avec les gouvernements vont obtenir beaucoup d'argent: on est rarement bénévole en dehors de sa communauté dans ces milieux!

La République en est arrivée à être minée par des violences que l’on croyait éradiquées, comme si tous ces idiots dangereux voulaient une guerre civile.

Qui sait ? La France et peut être le monde seront peut être bien obligés de réinventer la laïcité pour ne pas périr !


Mais la République ? Deux autres piliers sont fortement attaqués : les service publics (accès aux soins identiques et au même prix pour tous, aux services comme La Poste où qu’on habite, etc..), la protection sociale (retraite, santé, dépendance…). La République n’existe que sociale, et l’égalité entre les citoyens en est le premier fondement
Ce serait un autre chapitre.

Claude BARRATIER

tavardon Le: 14/07/10