Retraités dans la République

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Contre révolutionnaires en permanente embuscade

Indignons nous à nouveau avec les Résistants d’hier et d’aujourd’hui. Les forces d'avant 1789 qui refusèrent 1936 et reprirent le pouvoir avec PETAIN, avant d'en être chassés en 1945, exigeaient la mort de la République laïque et sociale, la "gueuse" comme la nomme encore le Front national. Les mêmes la menacent à nouveau dans une curieuse Europe libérale et pro chrétienne.

Les acquis républicains et sociaux, la liberté de conscience, abolis en 1940 avec l’aide des héritiers de profiteurs de l’ancien régime, furent réhabilités en 1945 par l’application du programme national de la Résistance, avec la Sécurité sociale et la suppression de l’enseignement obligatoire réinstauré par PETAIN, dans toutes les écoles, de prétendus devoirs envers un dit dieu.

L'Europe fut d’abord une alliance économique (le charbon, l’acier) qui permit au fil du temps dans notre pays de développer nos entreprises nationales comme Usinor, Ariane espace, le TGV...
Mais les libéraux d’inspiration américaine, façonnèrent les esprits et sont en train de mettre fin aux conquêtes de la Résistance.


Pour la France, c’est la destruction de la République, de la laïcité, de l’école publique et des autres services publics, de notre système de retraites, de notre système de santé. A la liberté d’accès aux soins, de s’instruire gratuitement, de garder un salaire socialisé à la retraite, succède la liberté des prédateurs de s’approprier nos acquis républicains et sociaux pour les privatiser, en tirer profit, nous exploiter, tout en remettant en avant une religion qui n’est plus dominante depuis qu’elle ne nous est plus imposée par les armes, la religion catholique (Voir le discours de LATRAN de monsieur SARKOZY).

Ces familles « aristocrates » de pensée et religion de nouveau vaincues dans notre pays reprirent leur action en lien avec leurs homologues aux USA, dès 1945, avec des aides financières considérables des services secrets, principalement de la CIA pour propager les idées dangereuses de Milton Friedman.
Des aides matérielles aussi : création de revues, de séminaires médiatisés, de think tanks (puits de pensée) destinés à convertir les opinions aux préceptes de sociétés du profit canalisé vers le s puissants. Ces groupes de pensée réactionnaire avaient des bureaux dans trente-cinq pays, et ont publié plus de multiples magazines, organisé des expositions artistiques, et pris possession des médias.
Par exemple, la Fondation Saint-Simon a rassemblé en France, dans les années 80 et 90, des personnalités politiques, économiques, culturelles et médiatiques : Alain Minc, Francis Mer, Christine Ockrent, Serge July, Laurent Joffrin, Luc Ferry, Alain Finkielkraut.

Dans son livre " Le monde qui se fait " Paris 1971 ( page 13 ) Friedman résume :
L' Etat a pour unique fonction de protéger notre liberté contre ses ennemis extérieurs et contre nos concitoyens eux-mêmes : il fait régner la loi et l'ordre, il fait respecter les contrats privés et il favorise la concurrence . "

La constitution de l’Europe a joué son rôle : accélérer la domination libérale alors que ses économistes ont fait la preuve du caractère erroné et dangereux de leurs fumeuses théories.
Effectivement, nos assemblées législatives servent surtout à modifier notre législation pour la rendre euro-compatibles aux principes de la concurrence, du libre-échange, de la liberté de mouvement des capitaux, de la privatisation et du démantèlement accéléré des services publics : énergie, télécommunications, transports, services postaux, protection sociale.

L’Europe est rendue peu à peu totalement compatible avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), tous d’inspiration étastunienne.


La France (pas tous les états européens) a abandonné sa souveraineté monétaire au profit de la banque européenne à laquelle il lui est interdit d’emprunter. Fini le bon vieux temps de la Banque de France avec des prêts à taux zéro. On doit emprunter aux marchés financiers privés et gaver les banques, tout en se mettant sous leur coupe. Les agences privées de notation décident désormais des taux d’intérêts assortis d’obligation des Etats d’obéissance aux dogmes de Friedman, via le FMI, pourtant destructeurs de démocratie et de développement économique.

Nous sommes souvent trompés par les discours de candidats aux élections du parti socialiste et d’Europe Ecologie. Présents en France contre la réforme des retraites dans les manifestations et les collectifs, les mêmes votent au Parlement européen, 15 jours plus tard, l’ouverture possible d’une retraite par points. Aujourd’hui cependant, ces partis paraissent combattre le démantèlement des services publics, la loi HPST (Hôpital, santé, patients, territoire), les partenariats public/privé mais sans s’en prendre à l’Europe (leur abstention à Versailles n’a-t-elle pas permis la ratification du traité de LISBONNE, copie du projet giscardien de Constitution refusé largement lors du référendum européen) ?
A droite, Marine Le Pen, et Nicolas SARKOZY relookés antimondialisation libérale, cherchent aussi à nous tromper. Les voilà qui se disent laïques, tout en faisant la promotion d’une religion contre une autre.

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=127

La vraie question pour le peuple est celle de la souveraineté populaire, du droit à l’emploi, au logement, à l’accès aux soins et à l’ensemble de services publics confortés et réhabilités.

Au lieu de services publics, l’Union européenne parle de SIEG (Services économiques d’intérêt général) concernent l’électricité, le gaz, les télécommunications, les services locaux, l’eau, les déchets, la santé, le logement, l’insertion, la formation professionnelle, les crèches, la protection sociale complémentaires (mutuelles), le handicap, le placement des chômeurs, etc. En sont exclus la police, la défense, la justice, l’état-civil, la sécurité sociale, et l’éducation obligatoire. Mais la prise en charge des enfants de 0 à 6 ans est bien incluse dans les SIEG. Les enfants de 5 ans seraient rattachés à l’école élémentaire et il y aurait création pour les plus petits de « jardins d’éveil » privés, on y a préparé les institutions confessionnelles :Voir

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=90

Les SSIG (Services sociaux d’intérêt général) concernent tous les services sociaux non « rentables », (par exemple les Caisses d’action sociale pour une partie de leurs activités). Il y a nécessité d’y injecter de l’argent public. Mais il faut respecter le principe de concurrence libre et non faussée : Si une association à but non lucratif à qui on a délivré une délégation de Service public (comme par exemple certains centres médicaux-sociaux) perçoit de l’argent public, la Commission estime que cela « tord » le marché, aux dépens d’une entreprise privée qui proposerait la même prestation : les élus doivent donc mettre en concurrence toutes les entreprises désireuses de « prester ».

Certains pays européens ont su se protéger, au moins en partie. Les Parlements de 26 pays sur 27 ont décidé de promulguer une « loi-cadre » pour définir « l’intérêt général » sur leur territoire et ont listé les SSIG qui devaient échapper aux contraintes de la Directive services. Ainsi, par le principe de subsidiarité, ils ont établi une sécurité juridique pour toutes les collectivités territoriales redevables à la population de services qui ne soient pas basés sur la rentabilité. Le seul pays à ne pas l’avoir fait, c’est la France. Pas de loi-cadre… pas de débat au Sénat… pas de débat public… Et la Directive passe morceau par morceau, secteur par secteur.

La Révision générale des Politiques publiques (RGPP) est déjà un moyen de mettre la France en conformité. Par exemple la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoire) consiste à donner au privé la possibilité d’accéder aux aides de l’Etat liées à la mise en place des Agences régionales de Santé : partenariat public/privé pour la création de maisons de santé, réorganisation des Conseils d’administration des hôpitaux » (Michèle DESSENNE, M’PEP)

Nous nous retrouvons finalement comme en 1940, et une nouvelle Résistance s’organise, appuyée sur la Résistance des années 40. Monsieur SARKOZY a vainement essayé de récupérer nos héros, comme il essaye de récupérer notre laïcité pour en détourner le sens.

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=91

Autour de Stéphane HESSEL, un puissant mouvement est en train de se développer, son livret « Indignez vous »! est sans cesse réédité :
« On ose nous dire que l’Etat ne peut plus assurer le coût des conquêtes citoyennes de la Résistance. Mais comment peut-on manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat. Les banques désormais privatisées se montrent d’abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l’intérêt général. L’écart entre les plus pauvres et les plus riches n’a jamais été aussi important ; et la course à l’argent, la compétition, autant encouragée.

Le motif de base de la Résistance était l’indignation. Nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous !!! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté mais pas cette liberté incontrôlée du renard dans le poulailler. Ces droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948, sont universels…. »


Les Tunisiens, les Egyptiens ont trouvé une formule plus brève : « Dégage »


Claude BARRATIER

tavardon Le: 12/01/10