Retraités dans la République

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Port du voile en milieu scolaire: Accomodements à proscrire

[/b]Alors que les "croyants" dans leur large majorité se félicitent de la laïcité qui les réunit, [b]la neutralité politico religieuse de la classe de l’école publique indispose les "intégristes"des 3 religions monothéistes pratiquées en France. Les écoles privées catholiques, musulmanes, juives, acceptent le port de tout symbole religieux dans leur enceinte : c'est une illustration, entre autres, du fait qu' elles n’ont pas une mission de service public mais de service privé.

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=141

[/color]Dans cette période de mai juin favorable aux sorties scolaires, les mêmes problèmes surgissent régulièrement, mais nous assistons à une [color=red]radicalisation par exemple à MONTREUIL où un front commun s’est dressé contre le directeur de l’Ecole publique Paul LAFARGUE, ou à PANTIN contre la directrice, avec un collectif dans lequel ont pu entrer des responsables locaux de la Fédération des Conseils de Parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), mais aussi des personnalités locales d'un syndicat d’enseignants des écoles primaires, bien sûr les animateurs locaux du culte musulman, et même la majorité des élus de la Mairie de Montreuil, et à Montreuil aussi, un parti politique, le NPA. Il s’agit pour ceux là de défendre partout le libre port de tout signe religieux, le voile en particulier. La cheville ouvrière des manifestations et pétitions est le MTE (Comité Mères Toutes Egales) apparu suite au refus d’habilitation d’accompagnatrices qui exigeaient d’être voilées, et qui ont interprété cette interdiction comme celle de s’occuper de leur enfant au cours du voyage scolaire, ce que d’autres, non voilées, avaient le loisir de faire.


http://www.fdesouche.com/203889-montreuil-93-une-marche-contre-l%E2%80%99exclusion-des-meres-portant-le-foulard-lors-des-sorties-scolaires

On n’hésite pas à tenter de déstabiliser la direction de l’école pour faire valoir des intérêts particuliers, comme on le fait dans d’autres domaines, et on ne peut que regretter qu’en maints endroits les équipes pédagogiques n’aient pas pu résister sur ce point très sensible de la défense des valeurs de la République.

La révolte a certes pu venir en partie d’une impossibilité pour des mamans de comprendre un message simple : « Accompagnatrice, vous ne venez pas pour vous occuper de votre enfant mais de tous les enfants, sous l’autorité des professeurs. » Bien avant ces manifestations de volonté ostentatoire d’une religion, j’ai rencontré ce problème que j’avais résolu en affectant systématiquement les mamans dans le car où ne se trouvait pas leur enfant ! Je n’avais plus les mêmes « volontaires », - qui pouvaient d’ailleurs désormais être des parents ou grand parents d’enfants partis de l’école depuis longtemps.


Mais la révolte orchestrée vient surtout d’une exigence des associations cultuelles, avec le soutien d’un Ministre - membre très actif de l’ »Opus Déi » (promotion du catholicisme), Monsieur XAVIER DARCOS qui, le 14 mai 2007 soutenait l’avis de la HALDE qui trouvait discriminatoire la neutralité laïque des accompagnantes. : « Le choix des parents auxquels il est proposé d’accompagner les sorties scolaires doit se faire sans discrimination » (acceptation du voile donc).

A la suite de cette prise de position "HALDE ad hoc "/Ministre , il y eut partout des annulations de sorties en autocar, ou des aménagements d’encadrement pour se passer totalement des parents.

Monsieur DARCOS, d’abord au service de la promotion de sa religion semblait ignorer que la sortie scolaire est bien une classe, avec un contenu pédagogique prolongement des cours, et que par conséquent dans cette classe déplacée, la laïcité s’impose.

Changement de ministre: le 3 mars 2011 le nouveau ministre de l’éducation nationale Luc CHATEL écrit au collectif de PANTIN qui avait mis la directrice d’école en accusation que « les mamans musulmanes accompagnatrices pendant les sorties scolaires ne peuvent être voilées…et il conclut : La décision de la directrice, qui est garante du bon fonctionnement du service public, m’apparaît aussi légitime que justifiée ».

Quant à la représentante du comité MTE, N’della Paye, elle ne désarme pas en ce mois de mai 2011 et défend une « laïcité inclusive plutôt qu’exclusive ». Ce comité n’est pas le seul, une bonne vingtaine de tentatives semblables sont actuellement mises en échec. On ne les stoppera pas avec des accommodements mais par la fermeté de la République enfin retrouvée.

Des accommodements il y en a, hélas, la loi est bafouée encore en maints endroits : il appartient aux parents d’en référer aux Inspections académiques et aux Ministres. Vigilance et action !

Nous sommes en effet bien dans une démarche de grignotage de la laïcité et de la République, il est un peu fort que des représentants de religions qui s’opposèrent partout à l’instauration de la laïcité aient aujourd’hui la prétention de la définir. On a vu l’orateur anti laïque du discours de LATRAN, Monsieur SARKOZY, reprendre la formule papale de laïcité positive comme s’il en existait de négative et comme s’il existait un "catholicisme positif"….on entend Madame LE PEN de la mouvance Front national catholique fondamentaliste donner de nouvelles définitions de la laïcité….
Voir « Site retraités dans la République, discours de LATRAN »

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=2


Les ministres anti républicains savent qu'accepter l’étalage permanent de croyances, c’est créer des clivages. c’est reconnaître implicitement la valeur sacrée d’une religion, au-dessus des lois de la République, ce qui ouvre la porte à d’autres revendications : non-mixité, hallal partout , contestation de programmes (ce qui existe déjà, mais que l’on a encore légitimité à refuser).
La volonté de trop de monde est de vouloir vivre côte- à-côte, en société séparées, bénéficiant de "services" communs, avec l’idée tenace que personne n’a rien à leur dire.
L’école ferait partie de ces "services". Idée à balayer d’urgence, car l’Ecole est plus qu’un service, c’est une institution Républicaine, qui ne se contente pas de délivrer un service à usage unique de l’individu , mais doit transmettre des savoirs communs et des valeurs républicaines.
Le "grignotage", c’est la politique des petits pas, et [b]chaque religion utilise les "avancées" d’une autre, ennemie dans un autre contexte, pour faire valoir ses revendications
. Les prochains gouvernements de la FRANCE devront revenir sur ces accomodements avec la loi de 1905. Une République qui n'est pas ferme sur ses valeurs s'effondre: nous le constatons. Les citoyens par leur laxisme électoral mettent en danger le vivre ensemble dont ils ont profité grâce à la fermeté de leurs prédécesseurs.

Il faut dans l'immédiat reconquérir la laïcité des sorties scolaires publiques, des classes publiques en déplacement, même dans les quartiers où on a acheté une apparente paix religieuse en tolérant dans les cars scolaires ce qui est interdit dans la classe!


Du nouveau à Nice? Non.
Par une décision du 9 juin 2015, le TA de Nice a annulé une décision de l’école Jules Ferry de Nice, exigeant de Mme D. qu’elle enlève son voile musulman pour accompagner une sortie scolaire le 6 janvier 2014. En effet, le juge a estimé que cette décision n’était pas correctement motivée en droit. Tels sont les faits : ils ne justifient en rien, ni les cris de joie poussés par les communautaristes (1) , ni les protestations au nom de la laïcité.

Ce qui a été sanctionné : l’erreur de droit
Interrogée par écrit (en vue d’un contentieux ?) par une mère d’élève voulant conserver son voile en accompagnant une sortie scolaire, la direction de l’école lui a répondu : « Nous n’avons malheureusement plus le droit d’être accompagnés par les mamans voilées. Vous ne pourrez nous accompagner que si vous l’enlevez. » Ce qui est au moins inexact. Le baton pour se faire battre.

Le TA de Nice, considérant (à la suite du Conseil d’Etat) les parents accompagnateurs comme de simples « usagers », dit que « les restrictions à la liberté de manifester leurs opinions religieuses ne peuvent résulter que de textes particuliers ou de considérations liées à l’ordre public ou au bon fonctionnement du service. »
Or le texte particulier existe : c’est la circulaire ministérielle du 27 mars 2012 (2) (« circulaire Chatel »), toujours en vigueur, la ministre actuelle ayant refusé de l’abroger. Il précise :
« Il est recommandé de rappeler dans le règlement intérieur que les principes de laïcité de l’enseignement et de neutralité du service public sont pleinement applicables au sein des établissements scolaires publics. Ces principes permettent notamment d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires. »
Les « considérations liées à l’ordre public » sont fort délicates à invoquer, sauf comportements ouvertement provocateurs .

En revanche, celles relatives au « bon fonctionnement du service » méritent d’être développées. Et ce ne sont pas les textes qui manquent.

En effet, il s’agit de sorties scolaires, donc de l’exercice même du service public de l’enseignement. Or la Constitution (Préambule de 1946) qualifie l’enseignement public de « laïque ». Le « bon fonctionnement » d’un tel service implique dès lors nécessairement le respect du principe de laïcité inséparable du service d’égalité. La femme est obligée de se voiler dans des régimes islamiques, pas l’homme. L’homme doit porter la kipa chez les juifs, interdite aux femmes car elle ùarque une supériorité prétendue de l’homme.

Enfin, les Conventions internationales signées par la France, dont celle relative aux Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989 dont l’art. 14 dispose : « Les Etats parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion ». Ce texte, invoqué lors de l’affaire « Baby-Loup » (3) , permet à une crèche privée d’exiger la neutralité religieuse de ses salariés en contact avec les enfants… A fortiori pour l’école publique !
Du bon sens, merci au CNAFAL de le souligner.
Au fait, têtu et imparable , qui, de plein droit désigne ses accompagnateurs de sorties dans le temps scolaire ? Qui est devant les tribunaux responsable de la sortie ? Pas les parents, pas les responsables religieux. Pour finir, les enseignants ne sont ni obligés d’organiser des sorties scolaires ni d’y participer. Sur le terrain, il est facile, très facile de résister.

tavardon Le: 16/05/11