Retraités dans la République

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La naissance d'un site

Le 20 décembre 2007, Monsieur Nicolas SARKOZY quittait déjà sa fonction de président en parlant au nom de sa seule communauté religieuse, dans un discours au Palais de LATRAN (Vatican). Maintenant que le peuple de France l'a viré, il reste au futur président à réhabiliter l'instituteur public!
Voici ce que j'écrivais lors du mancement de ce sitre, en réaction à un pétainiste vaniteux et menteur:

"Sarkozy ne représente donc pas la République laïque du "vivre ensemble différents". Il piétine le concept de l’égalité républicaine...

Citons le : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
Cette vue rétrograde est vieille comme la royauté prétendue de droit divin et enfin vaincue par la République : Elle choque les Français, ne fêtons nous pas toujours le 14 juillet 1789 ?

Le président partisan regrette donc ces temps de dogmatisme, où la liberté de conscience était piétinée.
Un texte obsolète au moment où il est lu le 20 décembre 2007, dépassé, comme l’intolérance est dépassée depuis quelques siècles. N'est ce pas une trahison de notre Constitution républicaine, la première trahison sur les pas de PETAIN ?
Le dit PETAIN, qui ne se prenait pas pour rien, profita de l'appoint de l'occupation allemande pour imposer sa croyance personnelle en imposant dans les écoles publiques l'enseignement des prétendus "devoirs envers dieu" pour tous les Français quelle que soit leur philosophie, en imposant un hymne culte de sa petite personne au début de chaque jour de classe ("Maréchal nous voilà"), en se présentant comme le sauveur du pays qu'il trahissait ("Je fais à la FRANCE le don de ma personne", - on s'en serait passé!).

Le 17 novembre 1883, Jules FERRY donnait au contraire à chaque instituteur une feuille de route exemplaire, qui n’a pas pris une ride, et qui reste en vigueur :

« Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu'où il vous est permis d'aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité. Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d'action ainsi tracé, faites-vous un devoir d'honneur de n'en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l'enfant. »

L’honneur avant le déshonneur de 2007. L'instituteur incarne bien le respect total des consciences, donc la liberté de pensée. Et l'élévation de la pensée ne se permet pas de hiérarchiser en qualité un homme par rapport à un autre.

Ce site 2008, Retraités dans la République, naît en riposte à ce discours de LATRAN. un cri de retraité de la fonction publique, celle de la Grande République reniée aujourd’hui par un président partisan venu d’une autre époque.

Ses parents, héritiers du temps des aristocrates et autres prétendus plus nobles que chacun de nous, les Sarkozy de Nagy Bosca, Hongrois, accueillis en 1946 dans notre République, firent en sorte que leur rejeton Nicolas ne mit jamais les pieds dans une école maternelle, ou primaire ou un collège publics, ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui de dénigrer ces lieux de respect qu'il n'a pas eu la chance de connaître, qui lui auraient probablement apporté une meilleure formation, et lui auraient évité le fiasco de ses études de lycéen, un bac difficile, et rien de merveilleux ensuite.

Notre République subit bien d’autres attaques.

Il est temps de nous lever à son appel.

Claude Barratier.
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tavardon Le: 19/08/09