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Résister sans se laisser intimider, les intégristes jouent sur les peurs

Il faut toujours résister ( Res Publica 1/x/06)


A Robert REDEKER, lettre ouverte
(Robert REDEKER menacé de mort par les islamistes pour avoir exposé ce qu'il pensait du Coran interrompit son activité pour se cacher)

Je soutiens totalement votre liberté la plus totale de critiquer les religions quelles qu'elles soient, celles ci ne se privant pas de se critiquer entre elles et de critiquer ceux qui n'en ont pas. Je pense cependant qu'il fallait sauf ordre express de la hiérarchie continuer à enseigner, après avoir demandé immédiatement la protection de la police publiquement.
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Les idiots de dieu sont souvent très menaçants, mais ça s'arrête là s'ils sentent qu'on ne les craint pas. C'est du moins mon expérience.

J'étais alors Proviseur de lycée, en 1988 quand j'ai reçu une élève d'origine algérienne, qui préparait le bac, me demandant sa protection parce que ses parents voulaient l'envoyer sans retour en Algérie pour la marier à un inconnu.


Tous les élèves du lycée (1400) et tous les personnels ont été informés, et invités à ouvrir l’oeil : à la première absence de Messaouda, je fus alerté dans les 5 minutes. J'appelai le domicile, j'eus la maman, puis la séquestrée qui m'affirma être malade. Pas dupe, je lui dis que "pour ses papiers de bac je m'occupais de tout". Elle comprit le message, sa mère aussi, je l'appris le soir.

J'appelai la police pour exiger la protection de personne mineure en danger
. Sans nouvelle à 14 h, j'appelai le Préfet en annonçant que j'allais déposer plainte pour non assistance à personne en danger.


A 16 h 30 le commissariat de la ville de résidence de la victime m'appela : ils avaient un gros problème, ils fermaient à 18 h et ne pouvaient la garder ! Accompagné de mon épouse, j'eus droit au "cinéma" du blocage des routes derrière moi pour ne pas être suivi, et la jeune fille blessée, battue, en pyjama, sans ses affaires ni aucun autre vêtement fut ramenée à la maison.

L'intéressée dormit à l'infirmerie. Dès le lendemain elle était habillée par les internes (il y avait 100 filles pensionnaires du lycée). Elle reçut les cours photocopiés de ses professeurs, ne manqua de rien, partit en week end jusqu'aux vacances avec les copines : juives, cathos, et souvent sans religion.

Pendant l'été elle eut 18 ans. Restée au lycée (l'infirmerie) et employée au bureau sous contrat jeunes (TUC) qu'elle garda jusqu'à son mariage l'année suivante, avec un garçon de sa communauté, beur comme elle. Il y avait de nombreux beurs dans ce lycée, aucun ne posa problème.

Je reçus des menaces de mort par courrier et par téléphone. Là je pouvais répondre que je les attendais de pied ferme dans mon bureau. Je n'ai jamais vu personne.

Plus tard elle m'écrivit, elle avait renoué avec sa famille en commençant par la grand mère. Et tout allait bien.

Des histoires semblables, avec menaces non mises à exécution, j'en ai eu quelques autres, avec des gens du Front national au moment de l'affaire de Carpentras. J'avais exclu des élèves qui taguaient nos murs de slogans antisémites.

Je pense qu'actuellement pour moins que cela des professeurs, des chefs d'établissements, reçoivent des menaces de mort. Ils en font leur affaire sans tapage ni publicité. Ils résistent.

Vous pourriez retourner à vos cours après une démarche auprès du Recteur, et chez vous, après une démarche auprès de SARKO. Et avoir un ou deux copains qui vous aident à ouvrir l’oeil.

La force de ces intégristes n'existe que par nos peurs et notre laxisme.
Résistons ouvertement ! Nous pouvons changer les choses.

Solidaire et casse cou, comme vous,

Claude Barratier

tavardon Le: 18/07/11