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Lobby catholique contre la liberté des parents de choisir l'école publique

Il a fallu presque un siècle pour obtenir la création d'une école élémentaire publique à ARS dans l'Ain au prétexte que cela gênerait l'école catholique et que cette bourgade fut celle d'un curé célèbre parmi les adeptes de sa religion. Des élus locaux s'opposaient ainsi à la loi, et jusqu'au plus haut niveau de l'état, on laissait faire, malgré les pétitions, les rassemblements de familles qui refusaient de se voir imposer une école confessionnelle. Pour les pouvoirs anti républicains, la liberté scolaire était seulement la liberté de la minorité des Français, la liberté religieuse, et pas n'importe laquelle!
Depuis peu d'année l'école est ENFIN créée et pleine de la maternelle au CM2.
Même cas de figure pour un collège, avec la même violation de la loi. Il y a de l'argent du contribuable pour payer à l'école confessionnelle plus que la loi impose et même permet de payer, mais pas pour un collège public!
Voir en fin d'article le cas très grave de BEAUPREAU qui devrait connaître une saisine de la Justice.

Il semble que dans le Maine-et-Loire, l’enseignement public soit victime d’une politique scolaire nationale de séduction à l’endroit de l’enseignement privé confessionnel. Malgré une promesse électorale1 et des demandes réitérées du Conseil départemental de l’éducation nationale, le ministre de l’Education nationale refuse d’user du Code de l’éducation pour obliger le Conseil général de Maine-et-Loire à construire un collège public dans le canton de Beaupréau.
Il y a sept ans, l’assemblée départementale, pour contrer la demande des parents d’une réalisation immédiate d’un collège public, avait fixé des critères quantitatif2 pour sa construction. Sa majorité UMP pensait que ceux-ci représentaient une gageure impossible dans un canton qui compte cinq établissements secondaires privés. Elle se trompait, ils sont atteints.
En 2015, à Beaupréau, l’ouverture d’un collège public aurait donc dû accompagner celle d’un lycée décidée par le Conseil régional. La cité scolaire publique (lycée et collège) aurait mis fin à l’hégémonie de l’enseignement privé confessionnel secondaire.
Mais, c’était sans compter sur la volonté partisane du Conseil général de protéger l’enseignement catholique. Faisant l’impasse sur les aides et les apports offerts par la région et la commun3, son président, sans délibération, vient de modifier en hausse les critères de réalisation4.
Le ministre de l’Education nationale ne peut plus s’en remettre au Conseil général sans s’en faire le complice. Il doit impérativement appliquer le code de l’éducation et de son article L211-35 pour imposer la construction du collège.
Cette intervention de l’Etat prouverait, malgré les avances faites à l’enseignement privé, que le développement de l’enseignement public reste encore une préoccupation du gouvernement socialiste.
La passivité du ministre, à l’opposé, attesterait que le principal souci du pouvoir est désormais d’intégrer l’enseignement privé dans des services locaux d’éducation. Ainsi chaque enseignement, de concert, pourrait collaborer à la mise en œuvre de projets éducatifs territoriaux. Le nouvel article L 111-1 du Code de l’éducation demandant aux établissements privés d’inscrire la devise républicaine sur leur fronton et d’y dresser le drapeau tricolore va dans ce sens ; le financement public d’amorçage des activités périscolaires de ces mêmes établissements aussi. Ainsi, dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement ne voudrait froisser ni l’enseignement privé, ni les collectivités qui le soutiennent. Et, pour le collège de Beaupréau, il continuerait à s’aligner sur le Conseil général.
Au temps de la droite, l’enseignement diocésain s’est évertué pour que la région ne construise pas de lycée. Il avait reçu l’appui du Conseil général. Aujourd’hui, ce dernier, droit dans ses bottes, refuse de construire un collège qui aurait dû le précéder pour nuire à sa réussite.
Le Ministre ne peut plus se retrancher derrière les lois de décentralisation et laisser libre cours au Conseil général. Il doit choisir son camp.
1. Engagement de Vincent Peillon au nom de François Hollande.
2. Un effectif cumulé pour les deux collèges des cantons voisins de 750 élèves et maintien d’au moins de 250 élèves pour chaque collège.
3. Le conseil régional s’engage à construire des parties communes et à prêter, dans un premier temps, des salles de classes. La commune a réservé un terrain.
4. L’effectif cumulé demandé passe à 850 élèves.
5. « L’Etat peut créer exceptionnellement des établissements d’enseignement publics du premier et du second degré dont la propriété est transférée de plein droit à la collectivité territoriale compétente. »

Voilà pour l'Etat socialiste

Mais au plan local ce peut devenir une très grosse affaire:

L’affaire idéologiquede Beaupréau pose un problème de délinquance d'élu . Voir la preuve ici

http://rue89.nouvelobs.com/2011/06/28/leurs-collegiens-et-lyceens-nont-que-le-choix-du-prive-211168

Le diocèse et la conférence des Evêques qui donne toujours le la, ont jusqu’ici réussi à ce que les pouvoirs régionaux, départementaux, et nationaux leur rabattent des élèves qui pour ne pas supporter des frais d’inscription, de transport, et de la fatigue, plus des risque routiers, vont cependant nombreux dans des établissements publics qui ne sont pas de proximité !
Le diocèse sait que le lycée public, le collège public, prendraient des élèves à l’établissement catholique.
Ils sont contre l’égalité : Eux qui exigent pour eux au nom de la liberté de l’enseignement, l’interdisent bien entendu aux non catholiques aspirant à un établissement non catholique, ce qui est pourtant leur droit absolu. Leur lutte contre la liberté des autres est idéologique.

Bruno VERON directeur de l’ensemble catholique DOM SORTAIS s’oppose publiquement à la création d’un établissement public, il ne peut le faire qu’avec l’aval du diocèse.
Quant à Gilles LEROY, conseiller général qui s’exprime publiquement et qui a oeuvré par ses votes contre la création de l’établissement public, il peut être poursuivi,( ce n’est pas forclos,) à deux titres :

1.Il est professeur de lettres dans l’établissement catholique et il n’a le droit ni de rester dans la salle du conseil ni de s’exprimer donc, ni de voter lorsque ce sujet est traité sous peine de pouvoir être poursuivi au pénal pour prise illégale d’intérêt, par n’importe quel habitant du canton.

2.Il ment en disant que l’établissement DOM SORTAIS a une délégation de service public. C’est parce qu’ils n’a pas cette délégation qu’il a du signer avec l’état un contrat d’association. S’il avait une délégation de service public, l’Inspection académique aurait l’obligation d’ imposer à tout élève soumis à l’obligation scolaire du secteur scolaire de s’inscrire dans cet établissement catholique, DOM SORTAIS n’ aurait ni le droit de le refuser ni le droit d’exiger des frais d’inscription et d’enseignement.
La direction de l’enseignement catholique n’a pas délégation de service public. Elle n’en voudrait pas, ni les évêques car l’enseignement catholique perdrait son « caractère propre" qui l’oblige sous le contrôle du diocèse à avoir un projet d’établissement de caractère catholique sans droit de contrôle de l’Etat.

Au niveau des écoles privées catholiques du premier degré, aucune n’appliquera la loi sur les rythmes scolaires, aucune n’aura de cours le mercredi matin. Avec une délégation de service public, elles seraient obligées de faire comme le public.

J’espère que des familles concernées par ces mensonges et cette tricherie porteront plainte au pénal (le mieux serait de le faire collectivement) pour prise personnelle illégale d’intérêt. Les condamnations sont dures. c’est gratuit. Un jugement permettra d’éclairer tout cela.
Claude Barratier

tavardon Le: 02/07/14