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Colibris, Pierre RABHI, la secte rabatteuse de fric et son gourou, cousinages STEINER

Pourquoi je rejette le mouvement « COLIBRIS »
Ci dessous une réaction au livre "Semeur d'espoirs" de P Rabhi.
J'ai soutenu pendant plus d'un an ce mouvement et je m'en désolidarise car certains écrits de Monsieur Rabhi révèlent un état d'esprit loin de mon idéal d'humanisme, de liberté et de respect des autres. Au revoir.
Pierre Rabhi, philosophe agriculteur créateur du concept de sobriété heureuse, promoteur de l'autonomie alimentaire, du respect de la nature, de l'agriculture paysanne, des circuits de distribution courts, des réseaux de solidarité, des initiatives citoyennes. Tous ça est bien, beau et séduisant mais il y a quelque chose qui cloche - hélas.

Outre une posture de gourou suscitant une forme d'idolâtrie[/b], il y a derrière son discours du "retour" à la nature une forme d'ultra-normalisation de l'humanité basée sur une vision caricaturale de la "nature", où tout se qui sort du "modèle traditionnel" est à rejeter, notamment les familles homoparentales qualifiées de "dangereuses" dans son livre "Semeurs d'espoirs" (et on imagine ce qu'il pense de l'avortement).
Bien loin donc de l'esprit de 68, de la défense de la liberté et du "vivre ensemble", dans un déni de ce qu'est la nature qui est la manifestation même de la diversité (y compris l'homosexualité constatée chez beaucoup d'espèces animales) . Il a également une méconnaissance totale de l'anthropologie où des modèles de parentalités très différents existent, loin de l'uniformité qu'il défend.
Par ailleurs en qualifiant les familles homoparentales de "dangereuses", il justifie toutes les formes d'oppression à leur égard. Pierre Rabhi, taisez vous et allez cultiver votre jardin. l'humanité n'a pas besoin de donneurs de leçons ou de pseudo Gandhi.
En semant vos espoirs, vous me désespérez de l'humanité.

Didier JULIUS

Autres lumières:

un site à ne pas manquer, spécialisé sur les sectes démasquées ou à démasquer


http://actu-sectarisme.blogspot.com



Le site de Colibris, le «mouvement politique» de Pierre Rabhi, vous donne une étrange impression d’invitation au consumérisme, systématiquement à chaque page, ce bandeau vous attire le regard.

[u]Sur l’ensemble des cases liens qui vous est proposé, la moitié vous incite à l’acquisition des produits dérivés Pierre Rabhi;[/color] livres, CD, DVD…http://www.colibris-lemouvement.org/ Une vous conseille même très fortement de changer de banque pour le[b] crédit coopératif -filiale de la banque populaire- qui est un des principaux bailleurs de fonds du système Rabhi. Le reste est complété par des sortes de fiches pratiques : la démocratie tirée au sort, manger bio, consommer maigre, monnaie locale, avec de nombreuses adresses.


Dérive sectaire

Le village de la famille Rabhi est conçu autour d'une école privée hors contrat…. Le hameau des buis, initié par la famille de Rabhi, est construit par des bénévoles et des salariés. Quel est le statut de ces bénévoles? Ont-ils droit à une protection sociale? Le gendre de Rabhi dit explicitement que les bénévoles bénéficient d'un système gagnant-gagnant car ils bénéficient d'une formation professionnelle. Le reportage nous laissera sur notre faim en ce qui concerne l'hostilité parfois rencontrée aux alentours et que ledit gendre attribue à un défaut de communication. Sur le forum de l'émission de France Culture, une auditrice de la région en Ardèche regrette que la parole de Rabhi soit prise pour argent comptant.

Les parents fuient en masse cette école privée pour se réfugier dans l'école privée catholique de Lablachère. Certains ont déménagé de très loin pour mettre leurs enfants dans cette école Rabhi et et se retrouvent le bec dans l'eau une fois qu'ils ont réalisé l'[b]autoritarisme
de Sophie Rabhi et les méthodes limites qui sont utilisées avec les enfants. Quant au hameau des Buis, renseignez-vous vraiment sur les modalités de logement (et surtout les modalités financières) .

Un journal local, l'Écho des Cévennes, relatait un fonctionnement sectaire de l'école dite « la ferme des enfants » où les parents sont amenés à participer aux tâches matérielles et décrivait également leur désenchantement.

Le rapport de l'Éducation nationale laissait voir des déficiences dans le niveau malgré des progrès constatés depuis l'inspection précédente et envisageait une « saisine de la justice si les progrès déjà enregistrés ne se confirmaient pas."


Et la colo ? Droit de cuissage ?

Violée chez sa «seconde famille» (Libération).

A 13 ans, Carole a été victime du gendre du couple qui l'accueillait en colo chaque été. Procès à Privas.
Cet été-là, 1999, Carole (1), 13 ans, retrouve la ferme de Montchamp perdue dans un coin d'Ardèche du côté de Joyeuse, près du village de Lablachère. Elle y vient depuis plusieurs années. Elle est contente, elle s'y sent bien.
Au début, il y avait eu cette annonce de «ferme des enfants» punaisée dans l'école Decroly qu'elle fréquente à Saint-Mandé, près de Paris.Michèle et Pierre Rabhi, arrivés à Montchamp dans une ancienne magnanerie après bien des aventures, s'étaient reconvertis dans la nature. Pierre Rabhi allait devenir un personnage public moins par sa candidature avortée à la dernière élection présidentielle que par son engagement écologique, prônant un retour à la terre. Libération a fait récemment son portrait (27 août) et il publie ces jours-ci un livre d'entretiens avec Nicolas Hulot.

Les parents de Carole sont séduits par cet «accueil paysan» qui croise leurs idéaux intello-baba-post-soixante-huitards. Il est psychanalyste, fume la pipe et joue de la guitare, elle est prof de fac (anglais) et porte des robes indiennes, ils forment un couple «fusionnel» dit un ami. Le premier été, ils accompagnent Carole inscrite avec trois copines de l'école. Ils discutent avec le couple Rabhi, signent un chèque et repartent. «On était quatre enfants, on s'occupait de l'âne, des chevaux, des chèvres, des plantes, on faisait vraiment partie de la famille», se souvient Carole.

"Trouille».

Quelques étés plus tard, Carole est comme un membre de la famille Rabhi. Elle vient en payant moins ou pas du tout, s'occupe des plus petits, de la traite des chèvres, elle aide Sophie, la fille du couple qui a pris les rênes de ce qui devient une colonie. Une animatrice est engagée en 1999. Cet été-là, Sophie est enceinte pour la seconde fois de son mari Lionel, âgé de 26 ans, qui, son Bafa (Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur) en poche, s'occupe des enfants. Carole a 13 ans. Pour la première fois, ses parents lui laissent prendre le train toute seule. Carole, 19 ans aujourd'hui, se souvient de cet été-là : «Un soir, pour voir le feu d'artifice, on monte sur une colline. Lionel me demande : "Ça te dérange si je m'allonge sur toi ?" Je dis "oui". Deux jours plus tard, on bivouaque avec les enfants autour d'un feu, Lionel me rejoint dans mon sac de couchage, je ne peux rien dire, je sens de la culpabilité. La seule chose qu'il me dit : "A ton âge on ne tombe pas enceinte."» Cela se reproduira cinq fois dans différentes circonstances. Rentrée à Paris avec «la trouille d'être enceinte et d'avoir chopé le sida», elle raconte les scènes à sa meilleure amie qui les résume d'un mot : viol.[color=red]</span> Les gamines appellent le Planning familial. Elle a ses règles ? Oui. Carole envoie un mail à Lionel, lui dit que ce qui s'est passé ne doit pas se reproduire. Elle lui enverra d'autres mails disant qu'elle l'«embrasse fort», lui, évoquera leur «secret». Les Rabhi constituaient sa «seconde famille».
L'été 2000, Carole retourne à Montchamp. Elle se rapproche de Vianney, le frère aîné de Sophie, ce qui lui permet de tenir à distance Lionel qui la poursuit encore. Vianney a 37 ans, joue de la guitare classique, Carole vient de se mettre à la guitare. «Quand mes parents viennent me chercher, je présente Vianney à mon père qui est subjugué par ce type, parti de rien, qui donne des concerts à travers toute la France.» L'été 2001 arrive, Carole a 15 ans révolus, les relations avec Vianney, 38 ans, deviennent sexuelles, «je me sens complètement amoureuse», se souvient-elle.

Anorexie. Quand ils découvrent cette relation entre leur fille et un homme beaucoup plus âgé qu'elle, les parents de Carole le vivent très mal. Ils écrivent à tous les membres de la «seconde famille» leur donnant l'ordre de cesser toute relation avec leur fille. Chacun répond. Vianney : «Vous l'empêchez de vivre.» Michèle Rabhi évoque un «père trop autoritaire et violent, une mère excessivement angoissée et possessive». Sophie leur demande d'aimer leur fille «pour ce qu'elle est, non pour ce qu'elle fait». Exit le rêve post-soixante-huitard.

Tout se dégrade. Les relations entre les parents et leur fille aînée ; la cadette qui en subit les contrecoups ; le corps de Carole : sciatique inexplicable, acné atroce, anorexie (elle perd près de 15 kilos). Et par là-dessus, fugues (où elle retrouve Vianney), avec des résultats scolaires en chute libre, elle qui était plutôt brillante. C'est pour cette dernière raison que la copine rapporte aux parents ce qu'ils ne savent pas : le viol. Carole finit par raconter. Le monde des parents s'écroule. «On est dans les conséquences destructrices de Mai 68, on s'est plantés complètement», analyse la mère aujourd'hui. Ils prennent contact avec l'association Enfance et Partage qui les oriente vers un avocat. Dans le cabinet de ce dernier, le père a un malaise cardiaque. Un troisième quelques mois plus tard lui sera fatal. Eloignée dans un internat, Carole a repris pied et, petit à petit, s'est «lassée» de Vianney. Elle l'appelle une dernière fois pour lui dire : «Mon père est mort.»

L'an dernier, à 18 ans, l'étudiante en droit qu'elle est devenue a porté plainte pour viol contre Lionel, aujourd'hui divorcé de Sophie Rabhi.

«Grand frère».

Il est là, ce mercredi, bien seul, planté à la barre du tribunal correctionnel de Privas (l'affaire ayant été correctionnalisée par le juge d'instruction). La présidente Charre l'interroge, évoquant les scènes avec Carole mais aussi avec d'autres petites filles : «La première fois vous avez dit à Carole : "Je suis un grand frère qui va t'apprendre." Vous trouvez ça normal ?» Lionel baisse la tête, dit que, depuis, il a fait un travail sur lui-même. Sur un banc, la mère de Carole tient sa fille par la taille. C'est une audience feutrée. L'huissière va et vient sur ses talons sonores. Seuls les hommes en robe se font entendre. Carole a depuis longtemps essuyé les larmes qui lui sont venues après avoir été interrogée. Son avocat, maître Costantino, venu de Paris : «Carole attend comme toutes les victimes qu'on la reconnaisse pour ce qu'elle est.» L'ombre du père mort plane. L'avocat de Lionel, maître Forster, se démène pour prouver les «ambiguïtés» du dossier. Une peine, mi-chèvre mi-chou, est demandée par le procureur : dix-huit mois dont six ferme et un suivi médical. Jugement le 7 décembre.
(1) Le prénom a été changé.
Jean-Pierre THIBAUDAT Privas, envoyé spécial.L’exposé de Grégoire PERRA s’est orienté vers divers thèmes à partir de questions préparées par des participants.


ENTRISME DE L’ANTHROPOSOPHIE EN POLITIQUE DANS LE PARTI ECOLOGISTE ? LIENS AVEC DES PERSONNALITES COMME PIERRE RABHI?



L’Anthroposophie est un système qui embrasse tous les aspects de la vie. C’est le projet d’un changement de civilisation, d’une civilisation anthroposophique incluant les arts, le bien-être, la politique, l’économie, etc. C'est un monde où même la sensibilité humaine serait transformée. .

La présentation de produits anthroposophiques de la firme Weleda affiche leur proximité avec des mouvements alternatifs, comme l'indique le slogan "bio depuis 1921". Or le projet anthroposophique n’est pas un projet de solidarité sociale comme le projet écologique. C’est celui d’un communautarisme moyen-âgeux où le sujet serait anéanti.

Pierre Rabhi a été repéré depuis 1984 par les Ecoles Steiner, qui ont fait la promotion de ses livres. Or, les anthroposophes n’ont jamais fait en vain la promotion d’un auteur vivant. On suppose qu’il y a un lien fort entre les deux. Les écoles Steiner ont soutenu le mouvement des Colibris, la candidature de Rabhi à la présidence de la République et ont mis leur réseau à sa disposition. L’idée que la terre est un animal vivant, qui respire, avec des plaques soudées entre elles comme les os du crâne, avec le mouvement des marées comparable à celui de la respiration, est une idée anthroposophique qu’on retrouve chez Rabhi avec son concept de la Terre Mère. Enfin, un anthroposophe ne dit jamais qu’il est anthroposophe.

Jean-Marie Pelt profite du public des écoles Steiner et vient faire des conférences à proximité de celles-ci. Dans un de ses premiers livres, il justifie sur cinq à six pages l’idée que le gui serait la réincarnation d'une plante qui vivait sur l'Ancienne Lune (une précédente incarnation de la terre). Lors d'un congrès d'agriculteurs biodynamistes en 2008, il a consenti une réduction de sa prestation.

Par ailleurs, Philippe MEIRIEU, élu d’Europe Ecologie les Verts, soutient le mouvement des Colibris.


Les écoles Steiner ont un pouvoir de dissimulation rapide comme les «villages Potemkine» qu’on dressait au passage de Catherine II de Russie. Par exemple, quand une inspection est annoncée, plusieurs services de cantine sont immédiatement organisés, alors qu’en temps normal une grande partie des enfants mangent dans leurs classes avec leurs maîtres, en priant au début et à la fin des repas.
Il s’agit, comme dans le cas d’Emmanuel Giboulot, de tricher tant qu’on ne se fait pas prendre et, quand on est pris, de revendiquer de grands principes, alors que l’authenticité aurait consisté à les énoncer dès le départ.


La dévotion à une personne compte beaucoup chez les anthroposophes, ainsi que la séduction. L’Anthroposophie se présente comme un système de pensée, mais elle ne fonctionne pas par une véritable connaissance des idées. On ne lit que peu Rudolf Steiner dans les cercles anthroposophiques, car les études en commun qui sont pratiquées par exemple dans les écoles Steiner-Waldorf reposent sur un processus tellement lent qu'on n'arrive même pas au tiers d'un livre au bout d'une année, même avec une séance hebdomadaire. Et celui qui le lit ne trouve aucun objet de pensée qu’on puisse saisir. Tout est flou, tout est mou, alors que ce qui reste ce sont les personnes auxquelles on s’attache. Il n’y a jamais d’opposition au sein de l’Anthroposophie, on ne vous dit jamais «non». On vous dit «vous avez raison mais...», il n’y a jamais d’idées auxquelles on puisse faire face.



COMMENT GRANDIT-ON DANS UNE ECOLE STEINER?

La plupart des élèves ne deviendront pas anthroposophes. Mais 5 à 6 % se feront prendre. Leur nombre peu élevé n'attirera pas l’attention. Les récalcitrants peuvent être tabassés régulièrement par les autres élèves, sous le regard des enseignants qui n’interviennent pas parce qu’ils considèrent que c’est leur "karma" qui les fait agir ainsi, et qu'il ne faut pas intervenir dans le "karma" des enfants.

La méthode de transmission des idées anthroposophiques consiste notamment à faire croire aux enfants que ces idées viennent d'eux-mêmes, alors que ce sont leurs enseignants qui les leur suggèrent. Ce sont les mêmes idées depuis 90 ans ! Par exemple, en classe, le professeur présente trois animaux, le lion, l’aigle et le taureau et demande aux enfants quelle partie du corps présente une analogie avec chacun d’entre eux. Ainsi, il associe l’aigle à la tête, le lion au coeur et les membres et le système digestif au taureau. Le professeur fait ensuite parfois le parallèle avec les symboles des évangélistes : Jean , l’aigle, pour l'évangile la pensée ; Marc, le lion, pour l’évangile du coeur ; Luc le taureau, pour l'évangile de la volonté. Autant d'idées typiquement anthroposophiques !

De même pour les races : le professeur Steiner-Waldorf suggère aux enfants que l’Africain est comme un enfant, car il pense avec son cerveau arrière, que l’Asiatique, qui penserait avec son cerveau central, est comme l’adolescent et que l’Européen, qui penserait avec son cerveau frontal, serait le représentant de l'âge adulte.

Il n’y a pas de manuel dans les écoles Steiner : ni de manuel officiel ni de manuel propre aux écoles Steiner. C'est voulu, afin qu'il n'y ait pas de traces écrites de la manière d’enseigner, si ce n’est les cahiers d’élèves. mais dans ceux-ci, les professeurs Steiner-Waldorf veillent normalement à ce que n'y figure rien de trop compromettant et interdisent aux enfants d'y noter tout ce qu'il leur aura dit oralement.

L’enseignement des sciences prétend être dans l’optique du mouvement «la main à la pâte», privilégiant l’expérimentation concrète. Mais en fait, dans les écoles Steiner, on multiplie les expériences sans jamais parvenir aux lois correspondantes (par exemple les équations chimiques pour expliquer le rapport base-acide à partir des multiples expérimentations sur le chou rouge).


Lorsque Grégoire PERRA a critiqué cet enseignement lors d’un rapport qui lui avait été demandé par ses supérieurs, ceux-ci lui ont dit que ce qu’il disait était juste. Mais lorsqu’il a répété les mêmes critiques sur le site de l’UNADFI, ils lui ont fait un procès pour empêcher que cela se sache à l’extérieur. Il faut comprendre que pour eux l’institution est plus qu’une institution. C’est un lieu où s’incarnent des forces spirituelles, un réceptacle des forces qui viennent des Dieux. S’ils mentent c'est donc pour sauver les âmes des élèves.


Le financement de certaines écoles vient en partie de la NEF, une banque pour laquelle les anthroposophes ont fait campagne via le réseau des écoles Steiner, en 1986.



Psychologiquement, y est encouragé un surdimensionnement de l’ego dont l’effet ultérieur peut être une grande souffrance intérieure, ainsi que le décrit très bien un ancien élève américain, Roger Rawlings, sur son site WaldorfWatch. Il se produit aussi un compartimentage du psychisme : la pensée et les sentiments ne communiquent plus entre eux.



COMMENT SE FAIT-IL QU’ON TROUVE DES ANTHROPOSOPHES A LA FOIS DANS DES MOUVEMENTS ALTERNATIFS PROGRESSISTES COMME ATTAC OU LA CONFEDERATION PAYSANNE ET QUE CERTAINS SOIENT PROCHES DE PARTIS REACTIONNAIRES?



Les anthroposophes sont partisans d’une "tripartition sociale" qui se réclame de la trilogie : Liberté Egalité, Fraternité. Mais en réalité, l'Anthroposophie nie le principe fondamentale de la Révolution Française qui est le respect de l'Homme en tant que Sujet. En économie, c’est la Fraternité qui est la règle. Mais cela signifie pour Steiner tout autre chose qu'une perspective socialiste ou communiste ! Pour lui la fraternité veut dire : pas d’intervention de l’Etat, l’économie se régule d’elle-même.

La loi fondamentale de l’économie selon Steiner, c’est qu’une société est d’autant plus riche que les individus ne gardent pas les richesses pour eux-mêmes et reversent leur surplus dans le pot commun. Ce à quoi on les oblige en fait par des pressions psychologiques.

Il n’y a bien souvent pas de conventions collectives dans les écoles Steiner. Le syndicalisme, pour Steiner est une maladie sociale, tout comme l’athéisme est une maladie de l’âme. Chez les anthroposophes, il y a une indifférence à la politique, aux élections. La seule chose qui compte pour eux est de savoir ce qui va favoriser leurs institutions ou non. La vie de la société dans son ensemble ne les intéresse nullement.



LA MEDECINE ANTHROPOSOPHIQUE


L'anthroposophie se dit une science de l’esprit et réunit le matériel et le spirituel. Elle a un discours physiologico-spirituel. Elle composte des croyances sur tout et pour tout (par exemple la coupe des cheveux qui doivent être longs pour les filles, etc).



RETOUR A LA NEF


Au départ, cette banque a été ouvertement anthroposophique. Ses directeurs étaient membres de la Section Sociale de l'Ecole de Science de l’Esprit. Elle subventionne aujourd'hui la Biodynamie, les écoles Steiner, Weleda, etc.


La société anthroposophique compte 1300 membres, mais le "mouvement anthroposophique" (que l’intervenant considère plutôt comme un milieu) est beaucoup plus peuplé. Même des dissidents de la Société Anthroposophique, comme Pierre Lassalle, appartiennent en fait à ce mouvement.

L’Anthroposophie en tant que doctrine a quelque chose de destructeur. Elle rend peu à peu fous ceux qui la lisent. L’agressivité retenue explose régulièrement aussi bien entre élèves (tabassages précédemment évoqués) qu’entre professeurs.

Les catégories psychiques dans lesquelles on classe les élèves (au point de les placer dans la classe en fonction de cette appartenance présumée) tiennent lieu de moyen pédagogique permettant de cerner les individualités profondes de chaque élève. Celles-ci ne font que reprendre les quatre tempéraments de la médecine de Galien : le flegmatique, le colérique, le mélancolique, le sanguin.


Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’affaiblissement des personnes s'explique en partie par le procédé consistant à demander à ce que les personnes "racontent leurs vies", notamment leur vie la plus intime, devant les autres. Règne ainsi un climat incestuel, la jardinière d’enfants devant agir comme une maman, déshabiller et embrasser les enfants. Il y a une atmosphère affective dans laquelle on se croit aimé et il est difficile de se dire après que c'était était factice. C’est une vie de zombie.


Grégoire s’en est sorti par la rencontre d'un texte de Levinas, dans Difficile liberté, opposant le sens de la relation à l’autre dans le Judaïsme et la possession caractérisant le paganisme. Et c’est en présentant à ses supérieurs cette critique de l’Anthroposophie qu’il a pris conscience que, contrairement aux affirmations de Rudolf Steiner prônant la liberté ("la culture, c'est la liberté" dans la Tripartition Soociale, ou l'intitulé de son livre "La Philosophie de la Liberté"- la liberté de penser n’existe pas dans le milieu anthroposophique.



ET LA BIODYNAMIE?


En 10ème classe, les élèves sont envoyés en stage agricole. Mais on n’y fait que désherber des rangées d’oignons. On n'y apprend rien sur la Nature. On doit y écouter les discours des fermiers anthroposophes faisant l'apologie de la Biodynamie de Rudolf Steiner. La Biodynamie associe l'agriculture aux forces du Zodiaque. Par exemple, pour les carottes, on les plante sous un signe de terre, comme le Taureau pour qu’elles poussent bien (alors que si on les plante en juin sous le signe d’air des Gémeaux seules leurs feuilles se développeront, car c'est un signe d'air et les feuilles sont liés à l'air, etc). Les cornes de vache sont des capteurs d’énergie astrale, on les remplit de substances qu’on aura touillées selon le signe de l’infini ("dynamisées") et on les répand pour enrichir les sols. Quand il y a a de la vermine, on médite, on entre en communication avec "l’âme groupe "de la vermine pour qu’elle veuille bien épargner la plante. Et si ça ne marche pas on tue un mulot dont on répand la cendre au clair de Lune.


Tous le matins, dans les écoles on récite les mantras les bras croisés sur la poitrine. Il y a des "méditations" toute la journée dans les écoles : parfois cinq dans la journée ! Or avec les méditations anthroposophiques, on est tout le temps dans le contrôle de ce que l’on pense, il n’y a jamais de spontanéité. On refuse l’abstraction, le «poison de l’intellect» qu'il faut "retarder au maximum". Sous couvert de créativité on fait des rondes toute la journée. Le monde des anthroposophes se prétends original, mais on retrouve partout dans le monde, là où il y a des écoles Steiner, les mêmes jeux, les mêmes chansons, les mêmes couleurs, la même architecture, la même esthétique, les mes recettes, etc.


Au sujet de l’appellation "GOETHEANUM", qui désigne le centre administratif mondiale de l'Anthroposophie, à Bâle : il aurait dû s’appeler «Maison de Saint Jean». Mais la référence à Goethe est destinée à masquer le côté religieux et à donner une image plus éclairée. L’Anthroposophie est une culture hors sol. Elle n’a pas de racines culturelles. Elle ne s’inscrit pas dans une continuité. C’est le produit du volontarisme d’un insomniaque multipliant les conférences dans une même journée, d’un caméléon psychique, d’abord libre penseur, puis nietzschéen, avant de s’intéresser à Goethe, puis théosophe.

tavardon Le: 20/04/14