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République trahie en 1939

Dans notre République, devenue sociale avec le Front populaire, ayant appliqué la laïcité et la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, se développaient cependant une méfiance envers les communistes, des jalousies envers les juifs qui avaient réussi et vivaient aussi bien que d’autres Français. Nous avions accueilli des fugitifs venus d’Allemagne, et lorsqu’ils prenaient un emploi, on ne manquait pas de réclamer la priorité aux Français. Des partis politiques de droite et d’extrême droite, avec leur presse et leurs réseaux montaient les Français contre le Front populaire. A 1a la faveur de changements de gouvernements, ils mettaient en place des gens comme le général GAMELIN chef de toutes les armées. Les conservateurs de l’église catholique n’avaient jamais supporté la laïcité, contrairement aux juifs, aux protestants.

Voir en table des news :

Résister, héritage ardechois http://chessy2008.free.fr/n
Heureusement de nombreux catholiques soutenaient, eux, la République sociale et l’indépendance françaiseews/news.php?id=305

.


Une extrême droite revancharde très nombreuse, anti Républicaine avait une priorité, casser la République sociale

Ce n’est pas Hitler, pas très malin, qui a gagné. On lui a livré la France sur un plateau.



Ce n’est pas une bêtise de nos décideurs, mais hélas leur intelligence, de saisir cette occasion de se débarrasser du Front Populaire et de la République : l’attaque hitlérienne.



La « collaboration » a montré ensuite que de nombreux Français soutenaient l’extermination des communistes et des juifs… et même l’occupation allemande (la Milice, française, aussi redoutable que la Gestapo torturait et assassinait nos résistants)

Pendant la « drôle de guerre », François d’Astier de la Vigerie, général d’aviation, avait alerté nos pouvoirs publics et proposé avec notre puissante aviation de détruire immédiatement les chars qui arrivaient. Notre aviation n’aurait fait alors qu’une bouchée de l’aviation allemande. Hitler qui n’avait rien d’une lumière annonça après coup que nous étions « tombés dans le piège » en envoyant notre aviation sur le front belge, .mais à mon avis c’était bien pire que cela. Une véritable trahison, certes d’incapables, Gamelin en tête, mais pas assez bêtes quand même pour ne pas comprendre que d’Astier avait raison.

Pour les « réactionnaires », la devise était : Hitler plutôt que le Front populaire.

Pierre MENDES FRANCE, fondateur de la Ligue d’action universitaire républicaine et socialiste (LAURS) prit la tête dans les années 20 de combats étudiants à la Faculté de Droit de Paris, contre l’Action française (extrême droite) qui prétendait empêcher d’exercer des professeurs qui n’étaient pas à sa botte. Les « Camelots du roi, inspirés par Maurras et Daudet, manifestaient dans le quartier latin aux cris de « A mort les youpins ! Bolchos à la porte ».

La France des années vingt, puis tente ne manquait pas d’admirateurs de personnages qui auraient pu inspirer Hitler….il ne les a pas lus, préoccupé d’abord par ses échecs « d’artiste peintre », puis, devenu marginal, se laissant aller à sa paresse qui est un trait important de son caractère. Interrogeons nous. Comment un marginal, pas très malin, paresseux, pas en bonne santé, a-t-il pu s’imposer ? C’est qu’il y avait un terrain propice, des gens qui tiraient les ficelles. Un bon sujet : Comment l’Allemagne est elle devenue nazie ? Qu’un historien que je ne suis pas pioche ce sujet pour Agoravox me comblerait. J’ai été troublé par le film de Michael Haneke « le ruban blanc ». N’avons-nous pas en France un terrain favorable à l’arrivée des mêmes monstruosités ?



Léon Blum, Président, s’est adjoint au Ministère du Trésor, Pierre Mendès France comme sous secrétaire d’Etat, ce denier devient ainsi le vrai ministre des Finances. Mendès, dans l’équipe gouvernementale, pousse à l’action pour défendre la République espagnole, sortie démocratiquement des urnes, Franco par un coup d’Etat, avec ses soldats coloniaux, combattit la jeune République sociale. En France, Hitler fera le job, avec des soutiens hexagonaux nombreux.

Sous l’impulsion de Mendès, donc, en France, Blum envisage une opération coup de poing pour sauver Barcelone. Il charge Gamelin et Pétain de préparer l’action, ceux-ci la font capoter.

Pierre Cot, qui en avait la volonté et le pouvoir, soutenait en sous main, une intervention contre Franco. Il fournit à Malraux qui faisait partie des brigades internationales, son aviation pour la guerre d'Espagne contre Franco (l'escadrille MALRAUX a infligé de lourdes pertes à Franco).

Dans « Liberté, liberté chérie » Mendès France écrit ceci dans son chapitre « Les traitres », qui inspire mon propre titre et qui se situe au moment du lâche armistice : nos immenses forces en Afrique, notre marine de loin supérieure à la marne allemande étaient des éléments favorables à une poursuite des combats avec nos allés britanniques qui l’espéraient.

« Le plus souvent, les partisans de l’armistice sont mus par des soucis de politique intérieure. La France doit expier ses fautes (Mendès parle du Front populaire). Elle a besoin d’une défaite pour se regénérer, pour bâtir un régime nouveau sur le malheur qu’elle a mérité. Une victoire aurait consolidé l’ancien régime. N’est-ce pas finalement une bonne chose que cette victoire lui ait été refusée ? Ils savent, les hommes qui raisonnent ainsi, que la cessation des hostilités comportera une soumission plus ou moins grande à l’Allemagne hitlérienne, un renversement de politique intérieure, la rupture avec les démocraties. C’est cela qui leur plaît ; ils le proclament maintenant sans retenue. Les ennemis de toujours du régime républicain, les politiciens en quête de revanche depuis 1936, les banquiers en quête d’affaires (ils parlent déjà de « reconstruction »), les fascistes qui, depuis septembre 1939, n’ont cessé d’être « objecteurs de conscience », les grandes dames bien pensantes (elles recommandent un gouvernement composé de militaires, seuls susceptibles, disent-elles, de remettre de l’ordre et de mater le communisme), les académiciens que personne ne lit en France mais qui ont d’importants contrats chez les éditeurs allemands.. les voici tous réunis, dans une conjuration qui s’insinue, s’infiltre, se glisse partout, dans la presse, dans les administrations, dans l’armée et dans le gouvernement ».

Interrogeons nous, plus récemment la mondialisation n’a-t-elle pas affaibli la démocratie ? La différence, c’est qu’un 1939 nous pouvions tout, aujourd’hui pas grand-chose…. il faudra bien inventer d’autres manières de résister. Déjà on connaît l’influence des « réseaux sociaux », même si les « fake news » affaiblissent les textes sincères. Interrogeons-nous sur les motivations des lanceurs de fausses nouvelles, essayons de les démasquer et surtout n‘entrons pas dans leur jeu.

Publié en mai 2019, « Les vérités cachées de la seconde guerre mondiale » par Dominique Lormier, lieutenant -colonel de réserve, écrivain, me confirme dans mon titre Trahison. En 1939, et pendant la durée étonnante de ce qu’on a appelé la drôle de guerre, l’Allemagne a accéléré sa production d’avions, de chars, etc….La percée allemande rapide par les Ardennes (qui ne se serait pas produite si nous avions attaqué dès notre déclaration de guerre) n’a pas empêché la forte résistance française, la ligne Maginot attaquée à son tour a bien tenu, et la bataille de Dunkerque a été la démonstration de l’opiniâtreté et de la force de nos combattants, rendant possible le rapatriement en Grande Bretagne de l’armée anglaise, qui, si elle avait été faite prisonnière avec son matériel aurait empêché Londres de résister aux Allemands. En mai-juin 1940 la Luftwaffe a perdu 1423 avions, elle n’a plus que 840 bombardiers et quelques 700 chasseurs, notre aviation lui a infligé plus de pertes que du côté français. Tardivement certes, notre armée a démontré sa puissance.
Nous n’avons pas, dès notre défaite de 40, replié nos armées de terre et de mer sur l’Afrique du Nord. Rommel avait besoin pour conquérir l’Egypte et Suez, de prendre Bir Hakeim que nous tenions. Les britanniques avaient perdu Tobrouk, et ils n’auraient pas résisté aux Allemands, il fallait d’abord qu’ils se réorganisent. Les meilleures forces de Rommel, malgré l’appoint de 1030 avions détournés du front russe, ne réussirent à vaincre les Français qu’après 16 jours de combats,…et la retraite armée en bon ordre par une percée de l’encerclement par nos troupes.
A Lutz Koch, journaliste allemand qui raconte en détail à Hitler la bataille de Bir Hakeim, le Führer s’écrie : « C’est bien une nouvelle preuve de la thèse que j’ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l’Europe. La France sera toujours en situation, même avec son taux de natalité actuel, de mette sur pied une centaine de divisions. Il nous faudra absolument, près cette guerre, nouer une coalition capable d’accomplir des prouesses que le plan qui étonnent le monde comme à Bir Hakeim. »

La Résistance française fournit aux allés en 1944 le plan allemand de défense côtière de la Manche, ce qui leur permit comme ils l’affirment de choisir précisément les lieux du débarquement le 6 juin à l’aube. Le harcèlement de la même Résistance, ses sabotages, empêchèrent l’armée d’occupation d’amener les indispensables renforts, Rommel proposait vainement à Hitler de commencer une négociation, celui-ci refusa catégoriquement.
C’est Jean Jacques Le Roux, un aviateur de la France libre qui mitraillera la voiture de Rommel, en inspection du Front, et le tuera le 17 juillet 1944.
En Haute Savoie, la bataille du plateau des Glières qui a duré plus d’un mois, a causé de grosses pertes à l’ennemi, essentiellement des miliciens de Vichy, grâce à une Résistance farouche. Les Allemands viennent alors en renfort avec 3 bataillons de chasseurs de montagne. La majorité des maquisards réussit à sortir de l’encerclement, 140 sont pris, torturés et massacrés.
Le 6 avril 1944, Maurice Schuman déclare à la BBC : « Héros des Glières, quelle est votre plus belle vctoire ?Pour nous dire d’avoir déjà ramené Bir Haheim en France »

La Résistance de Haute Savoie libèrera seule le département le 19 août 1944.

tavardon Le: 20/05/20